Cheikh Mouhamadoul Akhib Ibrahima Niass
03/06/2013 20:43 par seckbaye
Vie et Oeuvre de Cheikh Mouhamadoul Akhib Niass
DISCOURS PRONONCE PAR CHEIKH AL ISLAM LORS DU MAWLOUD (cérémonies commémoratives de la Naissance du Prophète - PSL) en 1386 –(traduit par Pr Gane Samb Lô)
Comme il avait coutume de le faire lors des grandes fêtes de la Religion –dressant l'état de l'Islam au niveau mondial et rappelant les principes éternels de la religion, avec cette fois une invite spéciale à la jeunesse.
Ce discours a été relu et traduit en wolof lors du mawluud de 1418 (1997) par Cheikh Ibrahim Mahmud Diop. La traduction des versets de Coran est celle du Professeur Hamidullah.
Au nom d'Allah, le Clément, le Miséricordieux. Louange à Allah l'Un , l'Unique, le Soli-taire , l'Absolu, le Souve-rain, le Pur, l'Apaisant, rien ne Lui ressemble, et c'est Lui l'Entendant , le Voyant et le Savant. Je Le loue, Gloire et Pureté à Lui, de ce qu'il nous a comblé de bienfaits, de faveurs et d'honneurs, le Plein de Majesté et de Munifiscence . Et clôtura ses biens en nous envoyant le Prophète (PSL), notre Seigneur Mouhammad fils d'Ab-dallah porteur de la haniifa, religion de la croyance et de la soumission, et lui choisit la voie de la Charia, et lui apprit les principes, le licite et l'illicite " C'est lui qui a envoyé Son Messager avec la guidée et la religion de vérité pour la faire triompher de toute religion. Dieu suffit cependant comme témoin .(48 :28) ". Et il (psl) guida (les humains) par l'Islam, après l'éga-rement et dirigea dans la bonne voie, après la dispersion et l'adversité. Dieu dit à ce pro-pos : " Cramponnez-vous ensemble au câble de Dieu ; et ne soyez pas divisés ; et rappelez-vous le bienfait de Dieu sur vous : lorsque vous étiez ennemis c'est lui qui réconcilia vos cœurs ; puis par Son bienfait, vous êtez devenus frères. Et alors que vous étiez au bord d'un abîme de feu, c'est Lui qui vous a sauvés. Ainsi Dieu vous expose Ses signes. Peut-être vous guiderez-vous ? (3 :103) ".
Cheikh Al-Islam Ibra-hima Niass (1900-1975)
Et Il dit aussi " Aurais-tu dépensé tout ce qui est sur la terre, tu n'aurais su mettre de l'affection entre leurs cœurs ; mais c'est Dieu qui mis de l'affection entre eux. Il est Puissant, Sage, vrai-ment. (8 :63) ".
Ainsi les Musulmans devinrent comme un seul corps et comme des briques soudées. Les peuples musulmans dans leur globalité sont un et indivisible : la meilleure communauté sortie pour les hommes " Oui, cette communauté, la vôtre, est une seule com-munauté tandis que je suis votre Seigneur. Adorez-Moi donc. (21 :92) ".
A l'occasion des fêtes commémoratives de la naissance du glorieux prophète, Je réitère mon appel à toute les nations afin qu'elles rejoignent le bonheur c'est-à-dire l'a-dhérence à la religion d'Allah l'Eternel ,reli-gion de la soumission ,de la Paix, de la fraternité ,de la liberté et de la légalité .Je dis à la suite du Seigneur : " Dis : " O gens du livre, venez-en à un dire qui soit commun entre vous et nous : nous n'adorions que Dieu sans rien Lui associer, et que parmi nous nul n'en prenne d'autre pour seigneur en dehors de Dieu " - Puis, s'ils tournent le dos, eh bien, dites : " Soyez témoins que, oui, c'est nous qui sommes les Soumis " (3 :64) ". Je réaffirme mon appel aux musul-mans dont le nombre atteint aujourd'hui Sept cent millions d'âmes ou plus, à davantage d'adhé-sion à cette religion et à davantage de compré-hension de la volonté divine et de son prophète (psl). Le Coran n'a de cesse insisté et appelé au rappel (Zikr) à la méditation (tafakkur) , au discernement (nazr), et à la recherche perpétuelle du savoir et du savoir faire (l'action par la science). Certes l'Islam prend en charge l'ensem-ble des besoins de la créature si celle-ci s'en tient à ses principes. " A ceux qui croient, parmi vous, et qui font œuvres bonnes, Dieu a promis que très certainement, Il les ferait lieutenants, comme Il a fait ceux d'avant eux – et que très certainement Il raffer-mirait pour eux leur religion qui Lui agrée, et que très certainement, Il changerait en sécurité leur crainte. Ils m'ado-reront, et ne M'asso-cieront rien. Et quicon-que mécroit, après cela, alors, les voilà les pervers ! (24 :55) ". Et les promesses d'Allah ne tardent jamais à se réa-liser. Si les affaires des musulmans vont mal, la cause est à rechercher en eux-mêmes. Dans un autre verset Allah a dit ( () Et jamais Dieu ne donnera voix aux mécréants contre les croyants (4 :141) ". Par contre, s'ils trouvent voix contre nous (musulmans), ou une partie d'entre nous , la cause nous en incombe , non aux promesses divines. Le livre (Al Quraan) , qui a parlé de ces promesses est le livre "à qui le Faux ne parvient ni de devant lui ni de derrière lui, descente de la part d'un Sage, d'un Digne de louange. (41:42) ".
Mes chers frères ,l'Islam ne peut être complet qu'à deux conditions : la Foi et la Loi.
La déclaration publique de la foi est incon-tournable " Dites " Nous croyons en Dieu et en ce qu'on a fait descendre vers Abraham, Ismaïl, Isaac, Jacob et les tribus, et en ce qui été donné à Moïse et à Jésus, et en ce qui a été donné aux prophètes, de la part de leur Seigneur : nous ne faisons de différence entre aucun d'eux. Et à Lui, nous sommes soumis " (2 :136) ". La résultante de la foi est la croyance, et celle de la loi, les bonnes œuvres et un caractère doux .Et les bonnes œuvres sont : L'Office de prières, le Jeûne, l'Aumône légale, et le pèlerinage (Quant à ceux qui croient et font œuvres bonnes, oui, ils ont pour hôtel les jardins du firdaws. Où ils demeureront éter-nellement sans chercher à en bouger. (18 :107-108) ". " Oui, ceux qui disent : " Notre Seigneur est Dieu ", et qui s'y tiennent, les anges descendent sur eux : " N'ayez pas peur, et ne soyez pas affligés ; mais ayez bonne nouvelle du paradis qui vous a été promis „u Nous sommes pour vous des Amis, dans la vie présente tout comme dans l'au-delà ; et là, il y aura pour vous ce que vos âmes désireront, et là, pour vous, ce que vous réclamerez. (41 :30-31) ".
L'islam appelle l'ensemble des hommes à faire siennes cette foi et cette loi sans consi-dération de la race, de la couleur, de l'ethnie, de la classe, et de toute autre distinction. Les hommes sont tous égaux devant le Souverain véridique (Ho, les gens ! Nous vous avons crées d'un mâle et d'une femelle et vous avons désignés en nations et tribus pour que vous vous entre-connaissiez. Oui, le plus noble des vôtres auprès de Dieu, c'est le plus pieux des vôtres. Dieu est savant, informé, vraiment. (49 :13) ". " Ceci ne dépend ni de vos désirs ni des désirs des gens du livres. Quiconque fait un mal en sera payé et ne retrouvera pas en sa faveur, hors de Dieu, nul patron, ni secoureur. (4 :123) ".Ces deux ver-sets démontrent avec éclat et clarté que les descendants du Prophète (PSL) n'ont point plus de mérite qu'un autre croyant auprès de Dieu. Le prophète (PSL) est "l'aïeul" de tout croyant même s'il s'agit d'un esclave d'Ethiopie. Bien que cette parole ne soit pas un hadith directement rapporté du Prophète, son sens reste valable et repose sur le fait que les savants dans chaque communauté sont les héritiers des prophètes .Quant à la femme, elle a une place honorée dans l'Islam .Et les femmes sont les sœurs maternelles des hommes et doivent suivre la religion exactement à leur instar. (Oui, soumis et soumises, croyants et croyantes, dévoués et dévouées, loyaux et loyales, endurants et endurantes, craignants et craignantes, bien-faisants et bienfaisantes, jeûnants et jeûnantes, gardiens de leur sexe et gardiennes, invocateurs de Dieu beaucoup et invocatrices, Dieu a préparé pour eux pardon et énormes salaires. (33 :34) ". Le partage (par la femme) de la vie d'un époux pieux ne lui sert point si elle ne suit pas la religion " Dieu a frappé exemples pour ceux mécroient de la femme de Nohé et de la femme Loth. Elles étaient toutes deux sous deux de nos esclaves, gens de bien. Puis toutes les deux les trahirent ; et eux ne mirent point ces deux femmes en quoi que ce soit à l'abri de Dieu. On leur dit : " Entrez dans le feu toutes les deux avec ceux-qui entrent ! ", tout comme sa piété ne peut servir un époux négligent, chacun étant rétribué selon son œuvre en bien ou en mal, " à elle ce qu'elle a gagné, et contre elle ce qu'elle a délibérément gagné (2 :286) ".
Chers frères, Dieu a crée, tout seul, la créature pour qu'elle le connaisse et l'adore " Je n'ai crée les hommes et les djinns que pour qu'ils M'adorent (51 :56) ". Il les créa afin qu'ils puissent tirer bénéfice de cet échange dont ils sont en réalité les seuls bénéficiaires (Je ne veux de portion de leur part et je ne veux pas qu'ils Me nourrissent (51 :57) ". " Sagesse consommée ! Mais les avertissements ne met-tent pas à l'abri. (54 :5) ". Et Il envoya Son Prophète (PSL) pour établir la preuve sur les hommes. La croyance en Dieu et en son Prophète englobe la croyance en tous les Prophètes, les Anges , le Paradis, et l'enfer comme le dit le Coran " Le Messager a cru en ce qu'on a fait descendre vers lui de la part de son Seigneur, tout comme les croyants : tous ont cru en Dieu, en Ses Anges et en Ses Livres et en Ses Messagers – " Nous ne faisons de différence entre aucun de ses messagers. " - Et ils ont dit " Nous écoutons et nous obéissons. Ton Pardon, Seigneur ! C'est vers Toi qu'est le devenir. (2 :285) ". Le premier de ses messagers est Nohé (psl) et le dernier est Mouhammad (psl) .Dieu les a choisis et préparés à recevoir la science divine pour la guidée de l'humanité, en guise de Miséricorde divine. La clé de l'islam est Laa ilaaha illa lah, tout comme elle est la clé du paradis .Celui qui refuse de croire en la formule suprême shahadatayni (J'atteste qu'il n'a de Divinité qu'Allah et que Mouhammad est son Messager ) est un mécréant tout comme celui qui en accepte une partie et en rejette une autre . La croyance est une approbation et la mécréance, une négation du Coran ou du Prophète, par la parole ou par l'action.
Si par contre, il commet un péché, alors qu'il croit à la formule, il ne sera pas considéré comme un mécréant mais le repentir lui est obligatoire " Dieu ne pardonne pas qu'on lui donne quelque associé. En deçà, il pardonne à qui Il veut... (4 :48) ". Le repentir est absolument accepté, tout comme "le repentent d'un péché est comme celui qui n'en a point ". Les conditions du repentir sont : le regret, l'arrêt immédiat et l'intention de ne plus retourner à l'erreur " .. . Oui Dieu aime ceux qui bien se repentent et aime ceux qui bien se purifient (2 :222) "
Chers frères : Croire en la shahada, c'est d'attester qu'il n'y a pas divinité en dehors d'Allah et que Mouhammad est Son Envoyé , puis se soumettre à la loi islamique en adorant Dieu sans association. Dieu est l'Adoré. Il est le Créateur de cet univers de par son savoir et par sa puissance. Il fut et rien n'existait avec Lui, Il est l'Antérieur sans com-mencement et le Dernier sans fin (C'est Lui le Premier et aussi le Dernier, l'Extérieur et l'Intérieur, tandis qu'il se connaît bien à toute chose (57 :3) ".
Chers jeunes, Je vous remercie de vos brillantes allocutions – En avant ! Certes l'avenir de toute nation repose sur sa jeunesse, mais pas sur n'importe quelle jeunesse: sur les jeunes cultivés et doués de caractères nobles et d'ambitions élevées; une jeunesse sans culture et sans caractères nobles est comme un arbre stérile. Appliquez-vous sérieu-sement et persévérez dans la quête du savoir. Ne suffisent pas seulement les sciences religieuses( Fiqh ) ou traditionnelles( calcul, la langue arabe et ses branches ) ; joignez-vous à ceux dont les préoccupations s'élèvent vers la découverte des secrets de l'Univers. Dieu dit à ce propos : " Dis : " Regar-dez ce qui est dans les cieux et dans la terre " (10 : 101) ", " N'ont-ils pas considéré le super royaume des cieux et de la terre et toute chose que Dieu a créée... (7 :185) "...
Cher frère nous sommes convaincus que notre religion (l'Islam) est celle-là même agréée de Dieu et notre preuve est le Coran, ce livre qui est lu depuis l'apparition de l'Islam, qui n'a subi aucun changement, au-cune altération, ni falsification, ce livre par lequel le Messager illettré a défié toute l'humanité " Et si vous êtes en doute sur ce que nous avons fait descendre Sur Notre Esclave, venez donc avec une sourate semblable à ceci, et si vous êtes véridiques, appelez en dehors de Dieu vos témoins ! (2 :23.) ", miracle éternel.
Il restera éternellement parmi nous et domine tous les miracles des prophètes car ils vinrent et ne demeurèrent point.
(Iman Boussayri, burda).
Mes chers frères les nobles compagnons( que Dieu les agrée ), ont devancé tout autre mu-sulman jusqu'au jugement dernier par ce qu'ils ont enduré avec patience, ou en ce qu'ils se sont montrés véridiques et fermes .La faveur ne peut être obtenue que par la crainte et par une plus grande ferveur religieuse .Al-Zuhri a dit :
" Je me suis présenté devant Abel malick Ibn Marwaan. Il me demanda :d'où viens-tu ? je lui réponds de la Mecque. Il reprit : qui parmi eux assure ton intérim ?
Je réponds : Athah ibn Rabah .
Il reprit : est--il arabe ou un esclave affranchi ?
Je réponds : un affranchi.
Il dit : pourquoi est –il leur imam ?
Je dis : par la pratique du culte (diyaana) et par la science rapportée (riwaaya).
Il reprit : Oui, les hommes de religion et de science doivent être les imams. "
Le Dialogue se poursuivit et fut le même en ce qui concerne le Yémen (avec Thaawuus ibn Kiisal comme affranchi mais gou-verneur), l'Egypte (Yaziid ibn Abi Habiib ), la Syrie avec (Mak'huul, le Damascène), la Péninsule Arabique ( avec May-moun ibn Mah-ran), " de notre haram (Médine )" (Dhahak Ibn Mazaahim), Bassorah (avec Al Hassan ibn Abi Hassan). Seul koufa avait un gouverneur arabe (Ibrahim Nakh'i). Il finit ainsi : (1)
"Il (Abdel Ibn Malick Ibn Marwaan) dit : Malheur à toi, tu as failli me couper le coeur ! Dieu met des affranchis à la tête des nobles au point qu'ils prononcent des sermons sur les chaires aux pieds desquelles croupissent les nobles arabes.
Azzuhri conclut : Oh ! Emir des croyants, ceci est une affaire divine et de religion : celui qui la conserve s'en retrouve élévé, et celui qui la perd s'en retrouve avili. "
Cette grande fête et période consacrée à la commémoration de ce Prophète béni (PSL) " Et tout ce que nous te racontons de nouvelles au sujets des messagers, c'est pour en raffermir ton cœur. Et en cela t'est venu la vérité, ainsi qu'aux croyants une exhortation et un Rappel. (11:120) ". Nous avons en lui un bel exemple : Il a tout donné à cette religion : sa propre personne, ses richesses, sa famille et ses compagnons. Il l'instaura, l'étendit , la défendit, combattit dans le sentier de Dieu et émigra. Il mena tout cela jusqu'à ce que la parole d'Allah soit la plus élevée et que la parole des mécréants soit vile. Qu'Allah, Exalté soit Son nom, paye, à notre place notre Seigneur Mouhammad : (PSL), de la meilleure récompense.Chers frères, Je ne terminerai pas mon discours sans remercier Allah pour la libération de la majorité des pays musulmans et arabes en Afrique et en Asie. Comme je prie pour qu'Il libère le reste. Et que se libère la Palestine, qui est notre plus grand contentieux, nous les musulmans, et que les réfugiés retournent chez eux et ce jour là, les croyants seront contents de l'aide d'Allah. Qu'il en soit ainsi pour le Sud Arabique sinistré et le Cachemire. Je prie que Dieu fasse réussir les dirigeants musulmans, leurs affaires et qu'il les aide et qu'il les réunissent dans la voix de la vérité à l'ombre du Livre de Dieu et de la Sounna du Prophète. Enfin je remercie de tout mon cœur les frères arabes qui ont affronté toutes les difficultés pour venir passer la fête avec nous dans le cadre de la fraternité islamique et en aide à la religion d'Allah. Je prie que Dieu fasse durer éternellement leur réussite.
Félicitations et paix sur vous.
Qu'est-ce que la faydha ?
Pour mieux parler d'un évènement, il faut le placer dans son contexte. L'évènement dont nous allons parler eut lieu en 1929, correspondant ainsi avec la crise des années 30.
En effet, Cheikh Ahmed Tidjani (r.a) avait annonce à ses Moukhadams, l'approche de cette glorieuse période pendant laquelle la Tarikha Tidjania connaîtra son apogée. Des milliers et des milliers de fidèles embrasseront cette confrérie à cette période . Celle-ci viendra aux moments les plus difficiles pour les hommes, (l'humanite entière pour ainsi dire).
Le saint homme dèclarait : <<ta'ti faydhatun ala as-habi hatta yadkhula al-nâsu fî tarîkhatina afwâdiane afwâdiane>>.
C'est alors qu'en 1929 que le sahibul faydhati, Cheikh Ibrahima Niass confirma ces révélations. L'appel spirituel qu'il lança à partir du village de kossi (région de Kaolack) draina des milliers d'adeptes d'horizons divers, venus s'abreuver à la source de cette connaissance initiatique. (nous citons-la quelques passages de la revue al faydhatoul tidjiania sous la direction de Cheikh Mouhamadoul Mamoune Ibrahim Niass).
Rappelons aussi que Cheikh Assan Dème un des mouqadams de Cheikh al Islam interpréta les périodes difficiles pour les hommes, comme l'incapacité de trouver un guide qui peut leur mener vers Dieu (extrait du livre <<la prophétie, la sainteté et leurs fruits>> de cheikh ibrahima sall). Ainsi le guide a un problème pour son disciple de lui faire savoir ce qu'il veut alors qu'il est incapable. N'est ce pas là une difficulté. En cette période nous savons tous que l'apparition de la Faydha correspond aux crises économiques des années 30 qui ont frappé presque tous les pays de la planète.
Nous ne pouvons parler de la faydah tidjiania sans nous rappeler ses paroles pleines de dimensions de El Hadji Abdoulaye Niass à son fils Cheikh Ibrahima Niass : <<il est du devoir d'un fleuve d'être plein à déborder, si les vaches du voisinage ne viennent pas s'y abreuver celles venues d'ailleurs le feront>>.
La situation actuelle confirme ses dires. En effet des fideles venant de différents horizons et de tous les continents continuent à s'abreuver à cette source intarissable de la connaissance divine.
Rendons hommage au passage à l'imam Cheikh Assane Cissé petit fils de Baye pour le travail accomplit aux Etats-Unis, permettant ainsi à des milliers d'américains d'embrasser la religion musulmane d'abord, la tariqa ensuite, enfin de s'abreuver à la source de la faydah tidiania.
Cette source de la connaissance divine aux dimensions ésotériques immenses, temple de la certitude et de la contemplation, continue à pourvoir aux disciples la lumière qui substitue à l'ignorance la vraie connaissance.
Nous ne saurions terminer sans rendre grâce à Dieu qui nous a donne à travers Cheikh Ibrahima Niass la possibilité de nous élever vers les grades suprêmes de la connaissance divine qui est la lumière de toute chose.
La pertinence de ces propos se reflète dans ce verset de la sourate (Nûr, - la lumière , s. 24 ; v.35);
<<Allah est la lumière des cieux et de la terre. Sa lumière est semblable à une niche dans laquelle se trouve une lampe. La lampe est dans un récipient de cristal et celui-ci ressemble à un astre de grand éclat ; son combustible vient d'un arbre béni : un olivier ni oriental, ni occidental dont l'huile semble éclairer sans même que le feu ne la touche. Lumière sur lumière, Allah guide sa lumière vers qui il veut, Allah propose aux hommes des paraboles et Allah est omniscient>>.
TEMOIGNAGE SUR LA VIE EXCEPTIONNELLE DE BAYE NIASS.
Ce témoignage, déjà dans les mains de nombre de talibés, mérite à notre avis, d'être possédé par tous.
Pour seul viatique, sa foi inébranlable en Dieu, son amour immodéré pour le Prophète Mouhammad (Paix et Salut sur Lui), son adoration passionnée pour le Coran, son culte de la religion, sa ferveur et sa vénération pour l'Islam. L'homme a vu le jour dans le courant de l'année 1900 à Taïba Niassène, fief des siens. Il s'y est abreuvé aux sources du savoir, recevant de ce père érudit et docte la nourriture spirituelle.
Grâce à un mysticisme éclairé, il a su, de bonne heure, se faire distinguer par une intelligence qui sait et qui sent à la surprise générale de ses condisciples. Le Voilà armé pour la vie, fort et muni déjà d'une vaste connaissance. Le village de Kossi où il s'installa en second lieu, fortifie ses connaissances religieuses et le rendit assez mûr pour affronter l'aventure. On lui prête, à ce sujet, plusieurs miracles. Après un séjour assez prolongé, le voilà de nouveau plus aguerri pour voler de ses propres ailes, fonder un bastion. Ce n'est pas par hasard si l'homme choisit comme lieu de prédilection Kaolack et fonda à son image le village de Médina.
Il s'y consacra, sa vie durant, à enseigner avec maîtrise, les préceptes religieux à pas bien de talibés venus de tous les horizons. Baye Niass ne se rebuta point et ne connut plus de repos. Enseigner pour lui était un sacerdoce. Il était toujours à la pointe du combat, tant son dévouement pour l'Islam était total et exemplaire.
Son érudition, sa science, son talent, son éloquence, alliés à un prestige personnel mis au service du monde musulman avaient largement dépassé nos frontières. Il fit dix-sept (17) fois le pèlerinage aux lieux saints, indépendamment des " oumras " entraînant chaque fois des centaines de fidèles, témoignage éclatant de sa disponibilité pour les enseignements édictés par le religion.
L'homme, dont la vie est un apostolat pour l'Islam, s'est forgé une place de premier plan à ses dimensions et a su s'imposer, se faire admirer et se faire respecter par toutes les sommités religieuses en raison de sa vaste culture, de ses immenses ressources, produits d'une imagination en éveil.
L'homme était d'une envergure hors du commun. Sa piété, son franc parler, ses convictions religieuses lui ont permis de s'opposer au transfert du sanctuaire du Prophète Ibrahim (PSL) dès qu'il a été pressenti, ledit transfert préconisé et voulu par tous les oulémas réunis à La Mecque. C'est à l'occasion de cette réunion houleuse qu'il a su donner toute la mesure plaidant avec fougue et chaleur, arguments à l'appui, au maintient à sa place habituelle dudit sanctuaire.
Peu d'hommes sont capables de faire montre, en pareille circonstance, d'une telle audience fortifiée par une profonde érudition. Il s'est fait remarquer à l'occasion de toutes ses pérégrinations à travers maints pays, son bâton de pèlerin à la main, semant la bonne parole axée sur les dogmes de la religion. Que ce soit au Nigeria, en Arabie Saoudite, en Chine, au Ghana, au Nigeria, en Mauritanie, il s'est taillé une renommée qui tire sa source dans sa vaste culture puisant à tous les domaines. Un trait à son honneur: il a converti, contre vents et marées des milliers de gens de races différentes, à la religion musulmane.
Personnage hors série, aux connaissances incontestables, il a brillé de milles feux dans toutes les instances religieuses dont il était le guide éclairé pour ne pas dire le flambeau. Il était la douceur, la persuasion, l'amabilité, d'un commerce agréable. Ses propos étaient plein de bon sens. On aimait à l'entendre parler. Pour chacun, il savait trouver le mot agréable. Sa générosité est légendaire. L'homme donnait à profusion, sans compter, sans même se soucier du lendemain.
Baye Niass laisse un vide immense dont l'ampleur ne peut être perçue. Avec le recul du temps, sa prestigieuse personnalité nous apparaîtra toute auréolée de légende dans les milieux religieux.
Son pouvoir que la mort n'a pu nous ravir restera, à jamais, vivace parmi nous. Nous entretiendrons sa flamme comme les Vestales entretenaient dans l'antique Rome le feu sacré.
" Dieu seul est grand " disait Bossuet dans une de ses oraisons funèbres. Baye Niass pouvait quand même se dire comme la jeune captive d'André Chenier " Je ne suis qu'au printemps, je veux voir la moisson ". On meurt seul a dit Pascal. Non, non, ce n'est pas vrai. On ne meurt pas seul, on ne meurt pas tout entier quand on laisse derrière soi, le sillage des grandes idées, quand on est enchassé dans d'innombrables reliquaires de pensées, quand on laisse derrière soi une œuvre aussi gigantesque que cette mosquée qui indique au passant attiré par la majesté des lieux qu'une figure vénérée en a été l'artisan.
On ne meurt pas tout entier quand on lègue à la postérité, à ses enfants, à ses adeptes, outre un arsenal de volumes instructifs et pleins d'enseignements, dont on en est l'auteur, mais encore un trésor aussi vaste d'abnégation, d'effacement, de mortification pour son Dieu et pour le grand bien de l'Islam.
Si tant est que la pratique scrupuleuse de la religion, l'amour du prochain, les nobles actions, notre conduite ici-bas, doivent répondre pour nous, je serais tenté d'avancer qu'El Hadj Ibrahima Niass doit dormir du sommeil des Justes dans la Paix du Seigneur.
Son ascendance
Cheikh Al-Hassane Dem est né dans le village de Sinthiou-Dangthté dans la région de Podor en 1920, soit en 1440 H. Il est fils de Mouhamed Samba Moussa, fils de Moussa samba, fils de Ali.
Son grand-père Ali, lui est venu du village Fummi Hâridim-mubi. Il partit vers la côte riveraine du côté Mauritanien à la recherche de la science et de l’apprentissage du coran. Il y apprit par cœur le coran (Hafiz) puis descendit à Haleybé et enfin s’établit à Harélâhu, où s’étaient aussi établis des gens de Haleybé. Il fut aussi de ceux qui fondirent Haleybé.
La mère de Cheikh Al-Hassane Dem est Fatoumata Kelly, fille de Ilymâne Bôyil, fils de Ilimâne Omar, fils de Abdoul Tafsir, fils de Tafsir Omar Kelly, ce dernier étant célèbre par sa sainteté et par l’accomplissement de miracles.
Son enfance et le miracle du fleuve.
Il a grandi à Sinthiou-Dangthé jusqu'à l’âge de sept ans. A cet âge il se rendit chez son grand-père Ilymâne Bôyil, où il entreprit ses études coraniques auprès de son oncle paternel El Hadj Abdoul Kelly. Après cela, il a dû arrêter ses études quelques années, mais son cœur était très attaché à la science. Un jour, il sorta du village Gourel en direction du village Jullûm. Il y avait un fleuve nommé Lugué entre les deux. Pendant qu’il passait à côté de celui-ci au moment de la sieste, alors que le fleuve était sec, il aperçut un trou, pas très profond, dans le lit du fleuve d’où jaillissait un liquide d’une blancheur lactée. Alors, grâce à sa main, il y but trois gorgées. Le liquide avait le délice du miel pur. Quand il voulut prendre une quatrième gorgée, le liquide disparut miraculeusement. Il fut très étonné par cet événement qu’il relata à son grand- père Moussa Samba Kelly, alors considéré parmi les vertueux.
En interprétant cela, ce dernier lui dit : « Vas à la rencontre de la science, tu l’acquerras sans peine ». Alors, Il (Cheikh al-Hassane Dem) décida de prendre le chemin de la science, par la force et la puissance d’Allah. Quand il prit congé de sa mère à l’aube, elle prit sa tête et récita trois fois la Sourate de la Destinée (Chapitre 97 du Coran), puis elle souffla sur ses seins et lui demanda de téter et puis lui dit : « Vas, le regard de Dieu ne te quitteras jamais. » Il quitta les siens alors avec un cœur léger et joyeux.
Son éducation par Cheikh Sa-îd Chu-arâ.
Il se rendit d’abord à Kanel où il rencontra un grand savant expert en sciences islamiques, vertueux, élevé, un saint accompli, répondant au nom de Thierno Sa-îd Chu-arâ. Il est resté à côté de lui quatorze ans durant lesquels il apprit les sciences islamiques : La loi islamique, la littérature arabe, la syntaxe et la morphologie, les fondements de la loi, l’étymologie, la logique, la rhétorique etc. Il se mit entièrement à son service. Ce dernier l’aimait d’un amour profond. Il se plaisait à le regarder longuement et lui disait à la suite : « J’espère que tu trouveras la grande ouverture (Al Fatha) et que tu accèderas à l’enceinte scellée du Seigneur (Al- wussûl) » Il ne cessa de lui répéter cela car ayant aperçu sa grande préoccupation pour la science et son assiduité dans l’adoration divine. Enfin, il reçut de ce Cheikh, les sciences de la voie de Cheikh Ahmed Tidiane et de ses secrets.
Les circonstances de sa rencontre avec Cheikh Ibrahim Niass.
Un jour, Thierno Sa-îd Chu-arâ partit à la Mecque en pèlerinage et laissa à Cheikh al-Hassane Dem la charge des siens. Il s’occupa de ses affaires pendant des années (en ce moment, le pèlerinage se faisait avec des moyens de transports rudimentaires et durait des années, note du traducteur).
Alors qu’il revenait du pèlerinage, il rendit l’âme dans un village appelé Umudourmane. La nouvelle de son décès attrista profondément Cheikh al-Hassane Dem. Il passa la première nuit après ce décès à méditer sur la situation en se demandant où il pourrait bien trouver un maître semblable qui excellait dans la science, dans le noble caractère, dans la religion et dans la sincérité envers Dieu, par lequel il accèderait à ses buts. Le sommeil le trouva dans cette expectative. Il vit alors en songe Cherif Mohamed Al Makhtar, un saint vertueux, qui lui donna trois poignées de mil. Il lui donna une première poignée et lui demanda de la manger ; ce qu’il fit. Il trouva que le mil était comme du sucre. Il lui donna une deuxième poignée et la même scène se répéta. Quand il lui donna une troisième poignée et lui demanda de manger, Cheikh Al-Hassane se dit en son for intérieur : « Ce grand saint me donne du mil, au lieu de prier pour moi ». Il finit par lui dire : « Ô Chérif prie pour moi ». Il répondit : « Que voulez-vous ? ». Il lui dit : « La science et la connaissance de Dieu (ma’rifa billah). Il commença à prier sans que Cheikh al-Hassane n’entende ce qu’il disait. Ensuite il cracha sur ses mains jusqu’à ce qu’elles se soient mouillées et blanches de ses crachats. Il mangea le mil blanc des crachats. A peine Cherif Mouhamed Mokhtar s’est-il retourné, qu’apparut Thierno Sa-îd Chu-arâ, dans le même songe, dans des habits verts dans un âge très jeune. Il lui dit en souriant : « as-tu vu Mouhamed Al Makhtar ? ». A la suite d’une réponse positive, il lui dit encore : « a-t-il prié pour toi ? ». Il répondit par l’affirmative. Il lui dit alors : « Moi aussi j’ai prié pour toi, pour que tu obtiennes tous les bienfaits ; celui que tu cherches se trouve dans l’Ouest ». Cheikh lui demanda des précisions et il lui dit : « Vas à Kaolack pour y trouver Cheikh El Hadj Ibrahima Niass ; il n’y a pas sur la terre quelqu’un plus connaissant Dieu que lui ».
Quand il se réveilla, il écrivit une lettre adressée à El Hadj Ibrahima Niass, avec pour toute adresse : Kaolack. Il n’avait jamais entendu son nom auparavant et ne le connaissait pas du tout. Celui-ci répondit en lui envoyant dans la lettre les litanies à réciter (zikr) avant leur rencontre. Il lui annonça dans la lettre beaucoup de choses que Dieu a réalisées par la suite.
Résumé de son compagnonnage avec Cheikh Sa-îd Chu-âraa
Thierno Sa-îd Chu-arâ s’étonnait beaucoup de l’état de Cheikh al-Hassane Dem, de la grande facilité avec laquelle il assimilait les leçons. Il lui conféra une autorisation complète dans la Voie Tijâniyya ainsi que dans l’ensemble des voies et secrets à sa disposition. En particulier il lui donna des choses à l’exclusion de toute autre que lui.
Son compagnonnage avec Cheikh Ibrahima Niass.
Il quitta alors le Fouta pour Kaolack pour y rencontrer le Shaykh accompli, le maître de la grande profusion ou abondance (al faydh), de la lumière éclatante et du secret étincelant, porteur du drapeau de la voie Tijaniyya, le khalif de Cheikh Ahmed Tijan, Cheikh al Islam Ibrahim fils de El-Haj Abdallah. Il resta avec lui et fut son compagnon durant vingt huit années. Il reçut de sa part des connaissances, des secrets et des lumières qui comblent tout pèlerin et le dispensent de toutes autres recherches. Il le servit de toutes les servitudes par la plume et par le chapelet . Particulièrement, il s’occupait de retraites spirituelles (khalwa et riyâdhiyât). Il lui fit d’abord une retraite spirituelle de huit (8) jours appelée khâsatul-ulyâ (La particulière des plus grandes), ensuite une retraite spirituelle de soixante douze (72) jours appelée khalwatul al-samdhaniyya al-kubrâ (La plus grande retraite éternelle). Ensuite il lui fît régulièrement des retraites spirituelles de quarante (40) jours durant sept (7) ans. Il répétait ces retraites au point qu’il était devenu comme un chameau libre se promenant dans les khalwas comme le chameau se promène dans les prairies. Il obtint de ces retraites des visions que sa langue ne peut prononcer et que sa plume refuse d’écrire bien que son esprit ait voulu les dicter. Dieu lui a gratifié de la grande ouverture (al-fath) et lui a ouvert les sciences et les gnoses, les secrets, les lumières, les profusions, les parfums divins. Louange et remerciement à Dieu.
Dieu lui a fait comprendre la profondeur du Coran et les sous-entendus des traduction du Prophète (SAS) et le sens profond les paroles des soufis qu’il entendait et comprenait comme si c’est lui qui les avait énoncées. Gloire à Dieu pour l’étendue de cette lumière qui s’est manifestée dans le cœur. Ce petit homme pêcheur de surcroît est devenu, par la grâce de Dieu, celui qui se promène dans les profondeurs des mers de perles des sciences, de la loi apparente (charî-a), de la voie (tharîqa) et de la haqîqa.
Notre maître Cheikh Ibrahîm nous a donné l’autorisation suprême (Ijâza multqa châmila) englobant toutes les sortes d’autorisation dans la voie Tijâniyya. Lui-même, Cheikh Ibrahima Niass, a reçu cinquante autorisations dont les vingt cinq sont totales (mutlaqa). Son autorisation à mon égard englobe toutes celles dont nous venons de parler. Louange soient rendus à Allah, tous ses maîtres sont accomplis et il n’a jamais servi un maître non complet.
Plus tard nous vous ferons paraître les différentes oeuvres de Cheikh Assane Dème
Paroles du Prophète et d'Imàm Ali (as)
40 paroles du Prophète
L'orgueil est le fléau du mérite,
La redevance est le fléau du pardon,
La vanité est le fléau de la beauté,
Le mensonge est le fléau de la parole,
L'oubli est le fléau de la science,
La grossièreté est le fléau de la mansuétude,
Le gaspillage est le fléau de la générosité,
Les passions sont le fléau de la religion.
2. La chose licite la plus détestée de Dieu est le divorce.
3. Attachez-vous aux pauvres car ils possèdent de grandes richesses le jour du jugement.
4. Abandonne toute parole inutile et ne parle que dans la mesure de tes besoins.
5. Le plus pieux des hommes est celui qui dit la vérité à son avantage comme à son désavantage.
6. Craignez l'imprécation de l'opprimé, même si c'est un mécréant, car il n'y a aucun voile contre elle.
7. Abstenez-vous de l'alcool car c'est la clef de tout mal.
8. Le combat le plus aimé de Dieu est la parole juste prononcée devant un gouvernement injuste.
9. Aime ton ami avec quelques réserves, qui sait s'il ne deviendra pas un jour ton ennemi.
Hais ton ennemi avec quelques réserves, qui sait s'il ne deviendra pas un jour ton ami.
10. Aime pour les gens ce que tu aimes pour toi-même.
11. La mort suffit comme avertissement, la piété suffit comme richesse, l'adoration suffit comme occupation.
12. Ali, améliore ton caractère avec ta famille, ton voisin, celui que tu fréquente et que tu côtoies, tu seras auprès de Dieu destiné aux plus degrés.
13. Certes, l'intelligent est celui qui réalise l'unité de Dieu et qui Lui obéit.
14. O Ali, ne te préoccupe pas de ta pitance de demain, car chaque lendemain voit ses besoins pourvus.
15. Trois choses font partie du bien : la grandeur d'âme, la bienveillance du langage et la patience dans les difficultés.
16. ô Ali, il n'y a pas de misère plus grande que la sottise et pas de richesse plus utile que l'intelligence.
17. Acceptez les présents, et le meilleur présent, c'est le parfum, le moins encombrant et qui a la meilleure odeur.
18. Le combat ( Djihad ) de la femme c'est de complaire à son mari.
19. Prenez garde de l'attitude de dévotion hypocrite, c'est le fait d'être vu en apparence rempli de crainte envers Dieu alors que le cœur n'a aucune crainte.
20. Qui est satisfait de peu de la part de Dieu pour vivre, Dieu est satisfait de peu d'action de sa part.
21. Deux choses sont étranges : une parole sage d'un sot, acceptez-la ; et une parole sotte venant d'un sage, pardonnez-la.
22. Vraiment, les pires de ma communauté sont ceux que l'on respecte par peur du mal qu'ils font, vraiment celui que les gens respectent par crainte du mal qu'il fait, il n'est pas de moi.
23. N'accomplis aucun bien par ostentation, et ne le laisse pas par honte.
25. Celui qui complaît à un dirigeant par ce qui déplaît à Dieu est sorti de la religion de Dieu.
26. La foi est une acceptation par le cœur, une attestation par la langue, une action par les membres.
27. La pudeur fait partie de la foi.
28. Dieu aime voir, s'Il accorde Ses grâces à un serviteur, l'effet de sa grâce sur lui, et Il déteste la misère et ceux qui feignent d'être misérables.
29. On obtient le bien entièrement par l'intelligence et pas de religion pour qui n'a pas d'intelligence.
30. Ce qu'il y aura de moins dans le temps dernier, c'est un frère en qui on peut faire confiance et un dernier obtenu de façon licite.
31. Dieu possède des serviteurs auxquels recourent les gens en cas de besoin, ceux-là sont préservés du châtiment de Dieu le jour du jugement.
32. La foi est en deux moitiés : une moitié dans la patience et une moitié dans le remerciement.
33. Trois choses tuent le cœur par leur compagnie : la compagnie des crapules, la discussion avec les femmes et le compagnie des riches.
34. Le regard de l'enfant vers ses parents, par amour pour eux est une adoration.
35. Qui croit en Dieu et au jour du jugement, qu'il tienne donc les promesses qu'il fait.
36. Certes, les grandes épreuves sont récompensées par de grandes récompenses, si Dieu aime un serviteur il l'éprouve, celui dont le cœur est satisfait, il obtient la satisfaction de Dieu, et celui qui est mécontent, il obtient le mécontentement.
37. Questionnez les savants, conversez avec les sages, et fréquentez les indigents.
38. Servir ta femme est aumône.
39. Nous , l'ensemble des Prophètes, il nous fut ordonné de parler aux gens selon leur degré d'intelligence.
40. Il existe deux traits dont aucune chose n'est plus élevée en bien qu'eux : la foi en Dieu et le service rendu aux serviteurs de Dieu, et deux traits dont aucune chose n'est plus élevée en mal qu'eux : l'association à Dieu et le mal envers les serviteurs de Dieu.
40 paroles de l'Imàm Ali (as)
1. La négligence pour ce monde est une perte et pour l'Aude-là apportera des regrets.
2. La perfection est dans trois choses : la patience dans les malheurs, la retenue dans les désirs, la sollicitude envers les nécessiteux.
4. Qu'est donc étrange l'apathie de ceux qui jalousent les corps sains.
5. Le temps vieillit les corps, renouvelle les espoirs, rapproche de la mort et nous éloigne des désirs.
6. Le temps c'est deux jours, un jour à ton avantage, un jour à ton désavantage. Ainsi, le jour qui est à ton avantage, ne le méprise pas et le jour qui est à ton désavantage, endure-le avec patience.
7. Les grâces, si elles sont prolongées, sont ignorées et si elles sont perdues, elles deviennent connues.
9. Sache que parmi les malheurs il y a la misère, et pire que la misère, la maladie du corps, et pire que la maladie du corps, la maladie du cœur.
10. Prenez garde de ne pas trop manger, cela durcit le cœur, rend paresseux pour la prière, c'est malsain pour le corps.
11. Le plus incapable des hommes est celui qui pourrait corriger ses défauts et qui ne le fait pas.
13. Certes la dépense des biens dans l'obéissance à Dieu apporte les plus grandes grâces, et sa dépense dans la désobéissance à Dieu apporte les plus grandes souffrance.
14. Certes il y a autant de mal dans l'injustice que de bien dans la justice.
15. Certes Dieu, qu'Il soit exalté, donne la jouissance de la vie de ce monde à celui qu'Il aime et à celui qu'Il n'aime pas, mais Il ne donne la religion qu'à celui qu'Il aime.
16. Certes l'ennemi de Mohammad, que la paix de Dieu soit sur lui et sa Famille, est celui qui désobéit à Dieu; même s'il fait partie de ses proches.
17. Certes, la piété aujourd'hui est appui et protection, demain ce sera le chemin vers le Paradis, son passage sera simple, et celui qui le traversera sera gagnant.
18. Les vrais croyants ont compris la brièveté de la vie ici-bas et la longévité dans l'autre monde. Ils partagent cette vie avec les gens de ce monde mais les gens de ce monde dans l'autre monde ne le suivront pas.
19. Certes, un groupe de gens adorent Dieu, qu'Il soit exalté, par envie, c'est là l'adoration des commerçants, d'autre l'adorent par crainte, c'est là l'adoration des esclaves, d'autres l'adorent par reconnaissance, c'est l'adoration des hommes libres.
20. Certes, la science guide, dirige et sauve; l'ignorance égare, trompe et ruine.
21. Certes, la nuit et le jour agissent sur toi, agis donc durant la nuit et le jour; de même, ils prennent de ta vie, tire donc quelque chose de la nuit et du jour.
22. Si Dieu vous accorde une grâce, soyez-en reconnaissants.
23. Si tu fais en sorte que ta religion suive ta vie d'ici-bas, tu perceras ta religion et ta vie d'ici-bas et tu sera dans l'autre monde parmi les perdants.
24. Si tu fais en sorte que ta vie d'ici-bas suive ta religion, tu possèderas ta religion et ta vie d'ici-bas et tu sera dans l'autre monde parmi les gagnants.
25. Certes, si tu es humble, Dieu t'élèvera.
26. Certes, si tu es orgueilleux, Dieu t'humiliera.
27. Certes, tu es mesuré par ton intelligence, développe la donc par la science.
28. Certes, rien ne t'enrichira après la mort, à part les bonnes actions, dote-toi donc de bonnes actions.
29. Vraiment, l'obtention d'une bonne morale vous est plus nécessaire que l'obtention de l'or et de l'argent.
30. Vraiment, vous serez pris selon vos paroles, ne parlez donc que bien.
31.Vraiment, vous serez rétribués selon vos action, n'agissez donc que bien.
32. Le plus grand mal qui peut atteindre les savants c'est l'amour du pouvoir.
33. Vraiment si vous vous soumettez aux crises de colère, il vous arrivera des dommages.
34. Le cœur des jeunes est comme une terre vierge, quelque soit ce qu'on y plante, elle l'accepte.
35. Si tu vois que Dieu, qu'Il soit exalté, te réjouit par Son rappel, c'est qu'il t'aime.
36. Le plus grand mal qui peut atteindre les dirigeants, c'est la faiblesse dans la politique.
37. Si tu vois que Dieu, qu'il soit exalté, t'afflige, c'est qu'il te déteste.
38. Si l'intelligence vient à manquer, les abus s'augmentent.
39. Si tu as des manques ici-bas, ne t'afflige pas et si tu fais le bien, ne le rappelle pas.
40. Si tu as écrit un livre, relis-le avant de l'achever, car par cela tu parachèves ton intelligence.
Source: albouraq